Article écrit par la journaliste Marion Courtassol pour le quotidien les Nlles Calédoniennes du mercredi 7 septembre 2016.

LA DYSPAREUNIE EST UNE DOULEUR INTENSE

RESSENTIE PENDANT LA RELATION SEXUELLE.

ELLE TOUCHE 1 FEMME SUR 4 !

L’origine est  multifactorielle. 

Ce n’est pas une fatalité, il y a des solutions adaptées à chacune.

 

SEXUALITÉ.

Un quart des femmes ont des douleurs lors des rapports sexuels. Un réseau de professionnels est désormais là pour les aider. « Plusieurs patientes sont venues me voir pour des douleurs lors des rapports, explique la sexothérapeute Charlotte de Buzon.

Or, certains cas me dépassaient, car ils ont une origine organique ». Herpès, mycose à répétition, eczéma ou psoriasis. Ce sont ces causes organiques qui sont d’abord à considérer dans ce que l’on appelle les dyspareunies.

« Il s’agit de douleurs qui peuvent être intenses au cours des rapports sexuels », explique la sexothérapeute. « La femme se retrouve alors dans un cercle vicieux. Comme elle appréhende la douleur, elle n’a pas de désir, ce qui rend les rapports encore plus difficiles, voire impossibles. Et trop souvent, on va l’enfermer en lui disant que c’est psychologique ».

OSER EN PARLER

Avec le temps, ce qui pouvait au départ avoir une simple cause organique peut devenir multifactoriel . « C’est là que la thérapie est utile puisqu’elle va permettre de comprendre, de donner des conseils et d’orienter vers les bons professionnels ».

Ainsi, est née l’idée d’un réseau. Il est aujourd’hui une réalité avec un gynécologue, une dermatologue, une sophrologue. « qui va apprendre à sentir son corps et à se détendre au travers de la respiration », une ostéopathe et la sexothérapeute.

Cependant, Catherine Grognard, dermatologue, le rappelle : « Il faut oser en parler, c’est le début de la solution. Et des solutions, il en existe beaucoup. L’avantage du réseau est que chacun d’entre nous va apporter une approche différente. »

Aussi, es réponses, fondamentales pour les femmes qui souffrent, sont aussi extrêmement précieuses pour que leurs partenaires comprennent ce qui se passe. Et Charlotte de Buzon le répète : « On ne doit jamais, jamais, jamais avoir mal lors d’un rapport sexuel, même quand c’est la première fois. »