UNE ENQUETE SPECIFIQUE sur l’impact du porno sur les jeunes calédoniens .

Auteure : Charlotte de Buzon,sexothérapeute, Praticienne sexologue ,  finalisée à Nouméa en juin 2014.

1ére Etude sur l’impact du  Porno et des jeunes en Nouvelle Calédonie. L’enquéte n’est pas diffusée ici dans son intégralité.

Encouragements du Professeur Pascal De Sutter; Sexologue, Docteur en Psychologie,Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education; Institut de Recherche en Sciences Psychologiques; Responsable de l’Ecole de sexologie et des sciences de la famille, Université de Louvain, Belgique :

 INTRODUCTION

Regarder un film pornographique – communément appelé « porno ou X » – est devenu, pour beaucoup de jeunes, le premier rite de passage vers la sexualité. Quel impact peut avoir sur l’adolescent  cette représentation des rapports sexuels ?

Le constat est flagrant : aujourd’hui, grâce à la démocratisation du porno sur Internet, n’importe qui, indépendamment de son âge, peut avoir accès à des contenus X avec un simple « clic ». Les extraits de films pornographiques, accessibles en ligne, remplacent les cassettes VHS, le film du samedi soir crypté sur une chaine TV, les catalogues de lingerie et autres magazines érotiques qui étaient cachés sous  lits…et surtout qu’il n’était pas si simple de se procurer.

Le visionnage de films pornographiques est une nouvelle forme de rite du passage à l’âge adulte.

Ces images permettent aux ados de se dire qu’ils sont devenus « grands », tout simplement parce que, initialement interdites aux mineurs, elles mettent en scène des comportements sexuels supposés être ceux d’adultes.

Mais ce rituel de l’image pornographique, par lequel passe une grande majorité des jeunes d’aujourd’hui, comporte en réalité deux niveaux. Le premier, lorsque le jeune a simplement regardé un film X, le second lorsqu’il est en position de reproduire ce qu’il a vu.

Le véritable risque de la pornographie serait alors de croire que la sexualité est vécue de cette façon dans la réalité et de la reproduire.

Les schémas proposés par ces films sur la manière d’obtenir du plaisir ont pour conséquence de nier la spécificité des individus, en ne prenant pas en considération leurs sentiments et leurs particularités. Les films X montrent une mécanisation des relations sexuelles et une vision technique et génitale de la sexualité.

De plus, les rapports entre les individus y sont faussés : les hommes sont des dominateurs toujours dans l’exigence et la performance  et les femmes des créatures consentantes à toutes les envies des autres.

QUELLES EN SONT LES CONSÉQUENCES ?

Les ados considèrent-ils que les relations sexuelles se passent comme dans  les films « porno  » ?

Quelles images de l’homme et de la femme renvoient les films pornographiques auprès des jeunes ?

Légalement un ado peut faire l’amour dès 15 ans, mais n’a pas le droit de voir un film « porno » avant 18 ans. Paradoxe ou protection ?

De nombreuses études sur le thème de la pornographie et son impact ont été effectuées auprès des jeunes en France mais aucune n’a été conduite en Nouvelle Calédonie. De ce constat, il fut important d’obtenir un état des lieux  particulier des jeunes calédoniens sur  ce sujet afin de mener des campagnes d’informations spécifiques  en Nouvelle Calédonie.

L’enquête a été menée auprès de 400 jeunes âgés de 15 à 20 ans sur la ville de Nouméa au mois de  février 2014.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX DE L’ENQUÊTE

Evaluer le nombre de jeunes, de Nouvelle Calédonie, de 15 à 20 ans, qui ont visionné des films à caractère pornographique et analyser leurs représentations.

Evaluer l’impact de la pornographie sur les représentations et les comportements des jeunes.

Evaluer les possibilités des jeunes à échanger sur la sexualité avec une personne ressource.

I. Faire apparaître la proportion de jeunes ayant déjà visionné des films X, définir la fréquence de ces visionnages et ainsi analyser l’impact sur les comportements.

II. Voir si un film X, à un jeune âge, a un impact sur le comportement ?

III. Le film X est-il  une référence pour la sexualité  des jeunes ?

IV. Le film X est-il considéré de la même façon par les garçons que par les filles ?

V. Pour ces jeunes, quelles représentations les films X donnent-t-ils de la femme et de l’homme ?

VI. Le film X répond-t-il aux questions que les jeunes se posent sur la sexualité ?

VII. Est-il facile de parler de sexualité ?

VII. Faire émerger des pistes pour tenter de faire évoluer les représentations pour ceux qui font l’analogie entre la réalité des relations sexuelles et les scènes sexuelles présentées dans les films X, et ainsi initier un changement des comportements.

MÉTHODOLOGIE

POPULATION CIBLE

Notre échantillonnage s’est orienté sur les adolescents ayant entre 15 et 20 ans de la ville de Nouméa. En effet, sur l’ensemble de la Nouvelle Calédonie, Nouméa est la ville la plus peuplée et où sont représentées toutes les populations Kanak (du nord, du sud et des îles), Européenne, Wallisienne, Futunienne, Polynésienne, Asiatique, Métisse et Calédonienne. Ainsi, les enquêteurs ont pu de façon aléatoire interroger des jeunes de toutes origines.

Malgré, ce brassage des populations, il a été convenu que les données concernant l’origine culturelle et/ou ethnique ne seraient pas prises en compte, cela ne se justifiant pas pour cette enquête.

Des jeunes, de toutes origines, âgés de 15 à 20 ans, résidant en Nouvelle Calédonie, scolarisés ou non, ont ainsi été interrogés en entretien individuel semi-directif pour recueillir leurs représentations des images et/ou films à caractère pornographiques mais aussi pour connaitre leur facilité ou pas de parler de sexualité avec un proche.

L’échantillonnage de la population, pour cette enquête, a été établi selon trois critères : l’âge, le genre et lieu de résidence.

L’âge : La tranche d’âge sélectionnée est de 15 à 20 ans.  En effet, elle correspond au début de la sexualité.

Le genre : Afin de comparer les résultats entre garçons et filles, l’échantillonnage a été divisé en 2 parties égales soit sur les 400 jeunes interrogés : 200 filles et 200 garçons.

Le lieu de résidence : les jeunes interrogés devaient résider en Nouvelle Calédonie.

CHOIX DES LIEUX D’ENQUÊTE

Pour des raisons stratégiques, il a été convenu que les enquêtes s’effectueraient sur des lieux connus fréquentés par des jeunes de cette tranche d’âge. En effet, les différents quartiers de Nouméa ne représentent pas forcement la diversité de population désirée. Ainsi, ont été sélectionnés 3 secteurs particuliers :

  1. Le centre-ville qui regroupe régulièrement les jeunes de tous quartiers attirés par les différentes activités, commerces et rencontres. Le centre-ville comprenant : la place des cocotiers, les gares routières, la sortie du cinéma et les abords d’une enseigne américaine qui propose de la restauration rapide particulièrement fréquentée par les jeunes.
  1. Aux abords de deux lycées :

– Public « Laperouse »

– Privé « Blaise Pascal »

Ces derniers ont été tirés au sort parmi les 6 lycées que compte la ville de Nouméa.

  1. Aux abords de deux plages : de l’Anse Vata et de la Baie des Citrons qui sont fréquentées par tous les jeunes à l’époque de l’année où a été réalisée l’enquête (été 2014).

 

ENQUÊTEURS

Quatre enquêteurs (2 femmes et 2 hommes âgés de moins de 30 ans) ont été mandatés pour interroger les 400 jeunes.

Ces enquêteurs sont des professionnels et ont l’habitude d’enquêter sur le terrain et en particulier à Nouméa.

MODALITÉS DE RECUEIL DES DONNÉES

La sélection des jeunes était délibérément aléatoire. Chaque enquêteur sur un secteur défini avait pour consigne d’interroger chaque jeune qu’il croisait. Afin d’être toujours dans l’action, l’enquêteur marchait et se déplaçait d’un point à autre.

La consigne fut de demander à chaque jeune rencontré s’il acceptait de répondre à quelques questions sur le thème de la sexualité.

Les enquêteurs devaient en premier lieu demander l’âge de la personne et si elle habitait en NC afin de s’assurer que cela correspondait aux pré- requis de l’enquête. Ce fut les seuls critères dissuasifs.

Pour instaurer une confiance et permettre ainsi les échanges lors des enquêtes sans qu’il y ait de gêne ; il a été décidé que les filles seraient interrogées par une enquêtrice et les garçons par un enquêteur.

DISCOURS DE PRÉSENTATION ET PROCÉDURE

Le discours de présentation, précèdent le questionnaire proposé aux jeunes, fut identique pour les garçons et les filles.

Les enquêteurs se présentaient avec une première phrase d’accroche :

– Bonjour, as-tu 2 minutes à m’accorder pour une petite enquête ?

Suivies des 2 questions sélectives :

– Quel âge as-tu ?

– Vis-tu en Nouvelle Calédonie ?

Puis les enquêteurs indiquaient :

– LES OBJECTIFS  l’enquête ,

– quel était le but de l’enquête,

–  que cette enquête était totalement anonyme,

– qu’il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse,

– que les enquêteurs ne portaient aucun jugement sur les réponses données,

– qu’ils pouvaient s’exprimer en toute liberté garantissant la confidentialité des réponses.

L’enquêteur devait s’isoler de quelques mètres avec le jeune  afin que celui-ci puisse s’exprimer librement sans être jugé ni influencé par les autres (amis, lycéens…. qui auraient pu entendre les réponses données)

Résultats

VISIBILITÉ DU PORNO CHEZ LES JEUNES

QUESTION N° 1 : AS-TU DÉJÀ VU UN FILM PORNOGRAPHIQUE ?

73% des jeunes interrogés reconnaissent avoir déjà regardé au moins une fois un film à caractère pornographique.

Mais ce taux varie considérablement dès que l’on analyse les données par genre. En effet, 41% des fillesindiquent n’avoir jamais regardé un film à caractère pornographique contre, seulement 12.5% chez les garçons soit 3 fois moins que les filles.

Les filles signalent également avoir déjà  vu des extrais de films ou des images pornographiques par le biais majoritairement de leur Smartphone et ce de façon involontaire.

Quand on demande aux garçons s’ils ont déjà vu des images ou des extraits de films ; la réponse est identique à celle des filles : « Oui » ils ont tous vu des images à caractère pornographique

Pour ceux qui avaient répondu de façon positive, la question 1.1 fut posée :

QUESTION 1.1 : COMBIEN DE FOIS AS-TU VISIONNÉ UN FILM X DURANT CES 12 DERNIERS MOIS ?

Pour cette question 5 choix furent proposés hormis le choix 1 : «  jamais ».

Choix 2 : 1 fois

Choix 3 : 2 à 5 fois

Choix 4 : 5 à 10 fois

Choix 5 : Plus de 10 fois

Choix 6 : De 30 fois à + de 50 fois

Choix n°2 : « Une fois » Le nombre de personnes, garçons ou filles, reste très bas et varie de 2.5 % à 5%.

Choix n°3 :« 2 à 5 fois » est la plus fréquente des jeunes. En effet, elle atteint un pic de 54.5% chez les garçons et 40 % chez les filles.

Ces chiffres chutent considérablement pour la réponse n°4  «  5 à 10 fois » passant à 10% pour les filles et à 16.5% chez les garçons.

Choix n°5 «  + de 10 fois » sont insignifiantes puisque seule 3.5% des filles ont répondu positivement et le taux est un peu plus élevé chez les garçons avec 5.5%.

Par contre pour le choix n°6 « + de 30 fois à 50 fois », le nombre de réponses baisse considérablement pour les filles pour atteindre un taux de 0.5% et augmente de 3% pour les garçons avec 8.5%, chiffre important. .

On peut constater que le plus grand nombre de réponses varie selon 2 tendances principales :

– l’une est de n’avoir jamais vu réellement de films pornographique

– l’autre d’en avoir vu de 2 à 5 fois sur une période de 12 mois,

Totalisant 81% des réponses des filles et 76 % de celles des garçons

On observe que peu de jeunes regardent des films « porno » de façon régulière et quand c’est le cas,

(les garçons à hauteur de 8.5%) ils le font alors de manière intensive de 30 fois à +50 fois sur 12

mois.

En effet, le choix n° 6  » + de 30 fois à 50″ présente un pourcentage plus élevé que la réponse n°5 « + de 10 fois ».

.

A noter que 100% des filles et des garçons de l’enquête ont déjà vu des images à caractères

pornographiques que ce soit de façon volontaire ou involontaire

COMPARAISON ENTRE L’ÂGE ET LE VISIONNAGE D’UN FILM X

Ayant visionné des films X 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans
Jamais Vu 41% 30% 30% 15% 15% 14%
Déjà vu 59% 70% 70% 85% 85% 86%

L’âge est une donnée importante concernant le visionnage de ces films. Sans distinction de sexe on remarque que le pourcentage varie et augmente sensiblement avec l’augmentation de l’âge. En effet, à 15 ans, 59% ont déjà vu un film porno et ce taux augmente pour atteindre 86% pour les jeunes de 20 ans.

A titre de comparaison on peut faire remarquer que 87% des adultes en France ont vu un film X et que ce taux progresse peu et se stabilise.

Lors de l’enquête, il n’a pas été demandé :  » A quel âge as-tu vu pour la première fois un film X ? « . Si l’on se réfère à l’étude menée en France l’âge moyen est de 13 ans.

Question N°2 : Est-ce facile de voir un film « porno » ?

On constate que les garçons ne rencontrent quasiment aucune difficulté pour accéder à la pornographie avec un de taux de 93% alors que les filles (70%) expliquent que ce n’est pas si facile en indiquant  – hors questionnaire-  que souvent leurs parents contrôlent leurs accès à internet.

L’écart de 23% entre garçons et filles est important.

Nous pouvons nous interroger sur plusieurs  points :

  • Les parents sont-ils plus vigilants avec leurs filles sur l’accès à internet qu’avec leurs garçons ?
  • Est-ce une notion d’éducation ou bien de principe ?
  • Les garçons cherchent-ils plus à voir ce type de film que les filles ?

QUESTION N°3 : SI OUI, COMMENT AVOIR ACCÈS À UN FILM PORNO ?

Pour cette question, plusieurs réponses étaient possibles :

  1. Internet
  2. DVD
  3. TV
  4. Autre (incluant généralement les Smartphones)
Internet DVD TV Autre
Femme 100% 13,50% 9% 34%
Homme 100% 37,50% 35% 8%

Arrive ainsi au  « top » des réponses : internet  totalisant 100% des réponses pour les garçons comme pour les filles. Ce résultat n’est pas une révélation. Il est vraiment très aisé d’accéder à  un film pornographique juste en  cliquant sur internet via des sites pornographique. Ces moteurs de recherche en matière de « sexe »  sont efficaces et proposent des millions de choix.

On notera que 35% des garçons ont recours aux DVD ou à la télévision pour visionner ces films alors que les filles n’utilisent  pratiquement pas ces supports.

Pour 34% des filles, le choix de la réponse  » Autre  » signifie Smartphone comme on a pu le constater à la Question N°1 de l’enquête. Seuls 8% des garçons ont fait ce choix de réponse. La différence ici est importante,4 fois + de réponses de la part des filles concernant un accès par ce biais. Nous reviendrons cependant sur ce point dans l’analyse.

L’IMPACT DE LA PORNOGRAPHIE CHEZ LES JEUNES

QUESTION N°4 : POUR VOUS, REGARDER UN FILM X C’EST :

  • Utile
  • Amusant
  • Excitant
  • Dégoutant
  • Dérangeant
  • Autre

Il était possible de donner plusieurs réponses.

Ici, on peut constater une grande différence d’appréciation entre garçon et fille.

Les termes « dégoutant » et « dérangeant » sont en priorité évoqués par les filles et comptabilisent 69% des réponses. Mais on peut aussi remarquer que 22 % d’entre elles trouvent  » Utile »  de visionner un film X. Et7% trouvent ces films  » Excitants  »

Concernant les garçons, les données sont totalement différentes ; les 3 termes les plus récurrents sont positifs : »amusant, excitant et utile » et comptabilisent 83% des réponses.

La perception des films X en fonction du genre est totalement différente. Les garçons ont plutôt une

opinion positive alors que les filles notifient leur aversion pour ce type d’image.

Le point commun entre les réponses des garçons et celles des filles est le terme « UTILE  » qui compte à peu près le même pourcentage soit environ 20% des interrogés.

QUESTION N°5 : EST- CE QUE LES FILMS PORNOGRAPHIQUES RÉPONDENT À TES QUESTIONS SUR LA SEXUALITÉ ?

La réponse  » NON  » est largement majoritaire pour les deux sexes avec 78% des réponses. On peut noter cependant une légère différence pour la réponse  » OUI » qui compte pour les filles  18% de réponses quant aux   garçons ce taux  s’élève à    27 %.

Ainsi, on peut certifier sans conteste que les jeunes sont conscients que les films à caractère pornographiques ne répondent pas à leurs questionnements sur la sexualité. Le visionnage de films pornographiques répond par conséquent à d’autres objectifs que sont la curiosité, la recherche de plaisir…

Pour autant il ne faut oublier la minorité qui a répondu « OUI » à cette question et qui comptabilise 22% des jeunes.

QUESTION N°6 : A TON AVIS LES RELATIONS SEXUELLES DANS CES FILMS, REPRÉSENTENT- ELLES LA RÉALITÉ?

Encore une fois, nous pouvons constater que la réponse « Non » est majoritaire pour les deux sexes avec + de 75 % des réponses. Les jeunes sont conscients que ce qu’ils voient est fictif et reste dans le domaine du fantasme.

Mais, comme pour la question précédente 20% de filles et 25 % de garçons pensent que ces scènes sexuelles sont un modèle réel.

Cette affirmation révèle un dysfonctionnement de la perception de ces jeunes qu’il convient de prendre en considération.

QUESTION N°7: QUELLE IMAGE CELA DONNE-T-IL DE LA FEMME ?

Les réponses des filles sont beaucoup plus tranchées que celles des garçons. En effet, elles totalisent 78% de réponses « Négatives » allant de  » mauvaise à très mauvaise ». En revanche  pour les garçons, les réponses »très bonne et bonne » qui totalisent 58% révèlent une image « Positive » de la femme..

Les interprétations selon les genres sont ici totalement opposées. On peut s’interroger sur la représentation que peuvent avoir ces jeunes hommes ; est ce simplement  une  ’image positive du genre féminin ou bien  s’agit-il d’une projection sur la femme qui permet d’assouvir leur fantasme ?

QUESTION N°8 : QUELLE IMAGE CELA DONNE DE L’HOMME ?

Ici encore, comme pour l’image de la femme vue précédemment, 73% des filles expriment une vision négative de l’image de l’homme  allant de « mauvaise »  à « très mauvaise ».  . En revanche, la tendance pour les garçons est beaucoup plus partagée que pour la question N°7 sur l’image de la femme. En effet, on peut constater que les écarts des réponses ne sont pas significatifs d’une question à l’autre et que chacune d’elle comptabilise pour un taux variant entre de 20 à 30%. D’une manière globale on constate que les garçons ont pour moitié une image positive de l’homme 45 % ou négative avec 55%.

 

 

LES RESSOURCES EN INFORMATION ET EN ÉCOUTE

QUESTION N°9 : PEUX-TU PARLER DE SEXUALITÉ AVEC UN PROCHE ?

66%  des filles disent pourvoir parler de sexualité avec un proche contre 56% pour les garçons, soit un écart de 10%. Les filles sont ainsi plus à l’aise que les garçons pour se confier, parler de sexualité et partager leurs sentiments avec les autres. On pourra également apprécier le taux relativement élevé de 56% chez les garçons sur un thème aussi intime que la sexualité

QUESTION  N° 9.1 : SI TU PEUX EN PARLER AVEC QUI LE FAIS-TU ?

Plusieurs réponses étaient possibles :

– Amis,

– Frère et/ou sœur,

– Parents ; père et /ou mère,

– Famille.

A l’analyse des résultats, il ressort que 40% des filles disent pouvoir en parler avec leur mère et/ou leur père. Nous avons été surpris par ce 1er choix de réponse. Vient en deuxième position les amis avec un taux de37%.

Les garçons peuvent parler de sexualité avec leurs amis à 61% contre 11% seulement avec leurs parents.

Les jeunes indiquent aussi à 30% pouvoir en parler avec leurs frères et sœurs.

QUESTION N° 9.2 : POURQUOI NE PEUX-TU PAS EN PARLER AVEC UN PROCHE ?

La 1ére réponse donnée et majoritaire est « sujet tabou  » avec 52% pour l’ensemble de ces jeunes. Puis vient en deuxième position  « sujet gênant  »  (21%) dont le sens est  très proche de la première.

Nous avons pu observer, mais pas quantifier, – car cela n’a pas été souhaité pour cette enquête- que ces réponses furent données par des personnes de toutes origines ; autant européenne,  mélanésienne, polynésienne…

On remarquera ici que le mot  » tabou  »  utilisé par les jeunes renvoie à l’impossibilité d’en parler et non au caractère sacré.

Les garçons ont exprimé à 20% le fait d’avoir « honte » de parler de sexualité contre 15% pour les filles. Ceci est une piste à améliorer en donnant la possibilité à ces jeunes de s’exprimer sur ce thème, cela renvoie aussi à l’image de soi.

Analyse

L’enquête nous montre d’une manière générale que les représentations des ados sur la pornographie sont distanciées.

PROPORTION DE JEUNES AYANT DÉJÀ VISIONNÉ DES FILMS X

87.5% des garçons contre 59% des filles  de 15 à 20 ans ont déjà vu un film à caractère pornographique en Nouvelle Calédonie. Ce taux est à 73% pour l’ensemble des jeunes.

Notons que ces taux restent néanmoins légèrement inférieurs à ceux de la France métropolitaine où plus de 90% des garçons et 60% filles de la même tranche d’âge ont déjà regardé un film pornographique.

DÉFINIR LA FRÉQUENCE DE CES VISIONNAGES

Sur les 73% de jeunes qui ont déjà vu un film X, 45% l’ont fait de 2 à 5 fois au cours des 12 derniers mois.

Il n’y a pas dans ces chiffres de caractère réellement alarmant ou indiquant une addiction à la pornographie. La fréquence de ces visionnages reste inhabituelle, sauf pour 4.5% des jeunes qui avouent regarder des films X de façon intensive avec une fréquence allant de 3 à 5 fois par mois. Avec une grande différence encore entrefilles 0.5% et garçons 8.5%.

 

Le problème n’est pas de regarder un film X de temps en temps.

Le problème est de ne pas pouvoir s’en passer. Dans ce cas, on peut parler d’addiction.

ANALYSE L’IMPACT SUR LES COMPORTEMENTS

Ici ce n’est plus la curiosité qui attire mais bien l’excitation que procurent ces images et le plaisir de se masturber (ou autre pratique sexuelle) en les regardant. Ce n’est pas une nouveauté, les garçons en général sont beaucoup plus adeptes des films X que les filles, les données de cette enquête le démontrant également.

Devons-nous nous en inquiéter ? Il semble que non puisque ces jeunes (majoritairement des garçons) n’en sont pas au stade de l’addiction pour l’immense majorité.

Dans le cas précis, où la fréquence de visionnage est importante, la question reste récurrente : Est- ce que ces jeunes font la différence entre cette fiction et la réalité ? Manifestement « OUI », puisque ce fut la réponse donnée à 77% par ces 8.5% de garçons qui regardent régulièrement des films X.

Il n’y a donc pas de corrélation entre le fait de regarder très souvent des films X et le fait de croire

que cela se passe ainsi dans la réalité.

IMPACT DES FILMS X SUR LES JEUNES

A 15 ans, 59% des jeunes ont visionné un film X, ce pourcentage augmente en fonction de l’âge pour atteindre le  taux de 86% pour les jeunes de 20 ans.

Les sociétés sont traversées par un « mythe récurrent » selon lequel  parler de sexe aux jeunes les pousserait à avoir une sexualité débridée ou à adopter des comportements dits « anormaux » ; comme si la sexualité était prédéterminée. Pourtant, l’âge moyen du premier rapport est à peu près stable depuis 30 ans : 17 ans pour les garçons comme pour les filles. Ce qui montre que même si les ados regardent plus facilement des films X aujourd’hui cela ne les incite pas à avoir des relations sexuelles plus jeunes.

Selon Pascal de Sutter  psychologue-sexologue :  » il n’y a pas de raisons de s’inquiéter pour les jeunes, qui sont encore très romantiques. Il ne faut pas croire qu’ils se mettent à copuler de la même façon que les acteurs des films en question. Jeunes garçons et filles ont une vision très romantique de l’amour ainsi que de leur premier acte sexuel. Seule une minorité va peut-être passer par des pratiques plus extrêmes. Il ne faut surtout pas dramatiser la situation ».

RÉFÉRENCE POUR LA SEXUALITÉ  DES JEUNES

Les jeunes interrogés répondent à 74% que les films X ne reflètent pas la réalité des relations sexuelles et que cela reste de la  » comédie ».

Pour la grande majorité de ces jeunes, leurs propos sur la sexualité ne sont pas influencés par la pornographie. Ils sont capables de dissocier les dissimilitudes entre ces images artificielles que propose la pornographie de ce qui relève du monde du réel.

Sur les 25 %, qui croient que les relations sexuelles se pratiquent sur le modèle des films X, on peut s’interroger sur leur mode de pensée. Est-ce une forme de provocation et/ou une réelle ignorance des connaissances dites «  basiques sur la sexualité » ? Dans ces cas, on peut s’inquiéter des dérives, des dysfonctionnements, des mauvaises interprétations que cela peut engendrer.

INTERPRÉTATION DES GARÇONS ET DES FILLES

69% des filles trouvent que regarder un film X est « dégoûtant, dérangeant « . En revanche 83 % des garçons aiment regarder ces films, trouvant cela  » excitant, amusant et utile « . Il y a là une immense différence de représentation entre les genres, les deux représentations étant opposées avec pour les filles une dimension clairement négative et pour les garçons une dimension positive.

On notera une réponse commune des garçons et des filles avec le terme « Utile » qui compte pour chacun 20%des réponses.

Ce terme exprime ; d’une part, le fait d’assouvir une certaine curiosité et ainsi faire comme tout le monde (le visionnage de contenu X s’accompagne du plaisir de briser un interdit aux moins de 18 ans).

D’autre part, ils offrent aussi la possibilité de découvrir très précisément, grâce aux gros plans que produisent ces films X, l’anatomie de l’homme et de la femme, mais aussi de comprendre avec ces acteurs et actrices les différentes pratiques sexuelles comme  par exemple ;  la   pénétration du pénis dans le vagin. Ces jeunes découvrent les mouvements prodigués par ces acteurs, observent les différentes positions, apprennent avec une certaine précision des détails anatomiques etc… leur permettant de mieux comprendre certains actes sexuels (ex : une pratique bucco-génitale) même si les jeunes sont conscients que cela ne se passent pas tout à fait de cette façon dans la réalité.

IMAGE DE LA FEMME ET DE L’HOMME

78% des filles ont une image négative de la femme dans les films X. En revanche les garçons à 58% ont une image positive des femmes. Ce qui n’est pas vraiment surprenant. Les actrices X sont une forme de représentation de certains fantasmes sexuels masculins.

Encore une fois la représentation des filles et des garçons est totalement opposée. Concernant l’image de l’homme, le point de vue des filles ne change pas vraiment par rapport à l’image des femmes et reste négatifavec un taux à 73%. Aussi, pour les garçons les réponses sont beaucoup plus mitigées et se retrouvent pratiquement à égalité sur les 4 possibilités (très bonne, bonne, mauvaise ou très mauvaise). On peut penser que d’un côté ils idéalisent ces acteurs comme des  » sur- hommes » et d’un autre côté, ils sont conscients que ce n’est pas la réalité et que le comportement de ces acteurs n’est pas une référence.

LE FILM X ET LES QUESTIONS DES JEUNES SUR LA SEXUALITÉ

Pour 78% des jeunes, les films X ne répondent pas aux questions qu’ils se posent sur la sexualité ce qui est plutôt un chiffre rassurant.

Cette consommation répond tout d’abord à un besoin de curiosité et de recherche de plaisir. En effet, les jeunes, confrontés à la puberté, à la transformation de leur corps, cherchent à en savoir plus, notamment en matière de sexualité. Les ados pensent que les supports pornographiques peuvent être un moyen de trouver des réponses mais se rendent rapidement compte que cela ne correspond pas à leurs questionnements. .

En effet, après cette phase de curiosité à l’égard les films X dès l’âge de 15 ans, les jeunes en sortent en général vers 17-18 ans Entre-temps, ils se sont renseignés et ont appris en lisant, en discutant avec leur entourage et en regardant des films avec des scènes d’amour plus « soft » et surtout plus réalistes.

FACILITÉ À PARLER DE SEXUALITÉ

Parler de sexualité avec un proche est facile pour 66% des filles et 56% des garçons. Nous sommes positivement surpris de ce taux important notamment pour les garçons. En effet ces derniers en parlent avec leurs amis, on peut imaginer qu’ils ont le même âge qu’eux et que leur niveau de connaissance sur la sexualité est un peu restreint. Par contre, les filles en parlent majoritairement avec leurs parents (père et/ou mère) qui sont en général plus avertis sur les questions de contraception, de risque de maladie, de comportements à adopter. De ce choix, on constate que les mentalités changent et que d’une manière globale les questions de sexualité sont de moins en moins taboues dans les familles où parents et enfants en parlent de plus en plus, notamment avec les filles.

Mais il reste 39% des jeunes qui ne peuvent pas parler de sexualité avec un proche en évoquant principalement que le sujet est tabou donc interdit . En d’autre termes ça ne se fait pas de parler de sexualité car c’est gênant. Dans ces cas- là, on peut l’expliquer par l’éducation reçue où l’on ne peut pas aborder ce sujet, mais aussi  la timidité, la peur d’être jugé, ou encore la crainte que les questions révèlent une marque de faiblesse.

Aussi,  on notera que « parler de sexualité » est le plus souvent sur le théme de la prevention;  Maladie Sexuellements Transmisibles et  contaception  et non sur l’apprentissage de la sexualité.

FACILITÉ À VISIONNER UN FILM X

Depuis l’arrivée d’Internet  la vie semble au bout de nos doigts avec un simple « clic ».Les informations qu’on y trouve sont infinies et le web semble avoir réussi son mandat de nous simplifier la vie. Toutefois, comme la toile ne filtre pas l’âge de ses consommateurs, tous les sites sont accessibles à tout le monde à l’instar de la pornographie.

93% des garçons, trouvent facile de visionner un film X contre 70% des filles.

Cette différence entre garçons et filles tient peut-être à l’intérêt qu’ont les garçons pour ce type d’images. Si les filles sont bien moins attirées par ces films elles rencontrent également des difficultés pour accéder à ces contenus pornographiques, via notamment internet, compte tenu du  contrôle parental plus strict opéré.

100% des jeunes interrogés ont déjà vu des images pornographiques. Si ce n’est par le biais des films c’est par celui des Smartphones en recevant des « sextos ».. Les filles ont fait remarquer –hors questionnaire- qu’elles recevaient ce type d’image. En effet, ces « sextos »  leurs sont envoyés par des tiers connus sans qu’elles n’en aient fait la demande. Ces images leur sont imposées et cette intrusion les dérange. Elles n’ont cependant aucun moyen de les stopper sauf celui de les effacer dès réception ou encore en supprimant le contact le leur ayant envoyé.

On peut se demander qui envoie ces images sur les Smartphones ?

Les filles entre elles ? Les garçons dans un but précis ?

La diffusion entre jeunes d’images pornographiques via les Smartphones, pose quelques questionnements :

Est -ce habituel ?

Cela choque-t-il, ou pas, celui qui les reçoit ?

Dans quel but, ces images sont-elles  envoyées, est-ce par provocation ?

Est-ce une nouvelle technique de drague des garçons, des filles ?

Est-ce un jeu dont le but serait de provoquer sans mesurer vraiment l’impact que cela peut avoir sur celui ou celle qui le reçoit ?

Car contrairement aux films  » porno « , les jeunes doivent aller rechercher ces images. Dans ce cas précis ces images sont intrusives et sont donc imposées à celui ou celle qui les reçoit.

Internet accessible à tous et tout le temps, est le lieu où il est facile de se procurer des films X.

L’initiation sexuelle des adolescents d’aujourd’hui passe entre autre par le porno en ligne, qu’ils regardent sur un ordinateur ou des images via un Smartphone.

 

Recommandations

L’ÉCHANGE AVEC UN ADULTE RÉFÈRENT

Certains ados peuvent prendre les films  « porno  » au premier degré. Le plus souvent dans ce cas-là, ils n’ont pas d’adulte réfèrent avec lequel, ils sont dans une situation suffisamment de confiance pour les aider à faire la part des choses. Ces jeunes, ignorant les pratiques sexuelles dans la mesure où ils n’ont pas la possibilité d’échanger sur le sujet. Cette situation est de nature à nous interroger,  voire à nous inquiéter. En matière d’éducation sexuelle, comme d’éducation tout court, le dialogue entre l’adolescent et des adultes est le seul rempart contre toutes les dérives, toutes les interprétations.

Parfois, le film X présenté comme un rituel pour découvrir la sexualité est proposé par les « grands frères » aux plus jeunes, laissant découvrir seuls ce monde « fictif » sans autre explication que ces images. La représentation de la sexualité pour ces jeunes part dès lors sur des bases erronées.

Le problème de croire ou non à ce qu’ils voient dans les films X relève ainsi, en grande partie, de la possibilité qu’ils ont de parler de sexualité et de développer leur propre sens critique.

C’est lorsque les jeunes ne peuvent pas confronter leurs points de vue avec des amis ou avec des adultes qu’ils risquent de rester sur leurs convictions.

 

Depuis 2001, la loi prévoit ainsi trois séances annuelles d’éducation à la sexualité dans les collèges et les lycées mais ici en Nouvelle Calédonie la réalité d’application est toute autre. En effet, il est difficile voire impossible, compte tenu du programme scolaire déjà chargé et du manque d’intervenants et santé sexuelle, d’inclure ces séances. Les jeunes, dans le meilleur des cas ont pu assister à une séance durant leur parcours scolaire.. Quant aux cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), on notera que le programme inclut le chapitre de la reproduction biologique mais pas de la sexualité. Aussi, on constate, dans les livres scolaires de SVT, sur les planches anatomiques représentant les parties génitales de la femme,le clitoris n’existe pas  et n’est pas plus évoqué dans les cours. Cette « Excision » volontaire, l’est-elle  afin éviter d’aborder les thèmes de la sexualité et du plaisir ? Dans ces conditions, on peut comprendre que les jeunes vont chercher par tous les biais des informations et se font seuls leur propre représentation qui sont parfois inexactes.

–       Développer les interventions en milieu scolaire en période pubère et pré-pubère

–       Adapter les contenus pédagogiques  aux attentes des jeunes,  en  développant en parallèle une aide aux enseignants afin d’aborder ce sujet  sensible.

PRÉCISER QUE CE N’EST QUE DU CINÉMA

L’effet de mimétisme serait inquiétant. En effet, le porno pourrait entre autre pousser des esprits influençables à imiter  la manière dont sont considérées les femmes et les hommes, au risque d’imposer des rapports ou des pratiques sexuels particuliers, sans le consentement du ou de la partenaire ; sodomie, échangisme, pénétration avec objet, fellation imposée…

Des campagnes d’informations et de sensibilisation pourraient être menées dans ce sens afin de rappeler que les films X ne représentent en aucun cas la réalité des relations sexuelles de tout un chacun et de donner la possibilité à ces jeunes de trouver des réponses à leurs interrogations par d’autres biais que les films X. En abordant les thèmes dont les jeunes éprouvent parfois des complexes ; la taille du pénis ou des seins, l’estime de soi…

DISCUTER SUR LES POINTS POSITIFS ET NÉGATIFS DES FILMS X

Le thème de la pornographie avec les jeunes est rarement abordé et quand cela survient il l’est toujours de manière négative.

 

L’adulte a souvent tendance à être donneur de leçon et à porter un jugement sur le jeune.

Dans ces conditions ce dernier se sent en décalage avec l’adulte et n’ose pas poser des questions par peur d’être jugé.

Des débats avec des jeunes uniquement sur ce thème pourraient les amener à réfléchir sur leurs propres représentations de la femme ou de l’homme et de la sexualité dans son ensemble,  tout en précisant que l’on a le droit aussi de ne pas apprécier ce type de film si on est un garçon et le droit d’apprécier si on est une fille, sans que pour autant il y ait une stigmatisation. Mais surtout que ce n’est pas « mal » de regarder ces films  et de rappeler aussi que ces films sont de l’ordre du fantasme et non de la réalité.

CRÉATION DE SUPPORTS ÉCRITS ET IMAGÉS

La création d’un livret ludique expliquant la réalité des films pornos permettrait aussi de  » casser  » l’image parfaite que certains ont de ces acteurs de film X :

–       Acteurs et actrices ne prenant pas de  plaisir,

–       Usage de médicaments permettant de maintenir l’érection,

–       Choix des acteurs en fonction de la taille importante du sexe,

–       ……

Comme on l’a constaté précédemment, les jeunes regardent des films pornos pour voir comment « ça se passe ». Aussi il ne faut négliger cet apprentissage qui en certains points peuvent être positifs ;  tout en rappelant que pour la majorité des jeunes, regarder un film porno reste occasionnel, donc sans véritable influence sur leur comportement..

RÉALISER DES COURTS MÉTRAGES

L’image reste un bon vecteur d’apprentissage pour découvrir une forme de sexualité.

Beaucoup de jeunes regardent ces films pour « voir ». Ce voyeurisme permet  de comprendre en partie  ce qu’ils ont pu imaginer et/ou fantasmer

Des courts métrages pourraient être réalisés mettant en scène des jeunes découvrant la sexualité et abordant les thèmes qui les intriguent le plus souvent à l’aube de leur sexualité (

Est-ce que cela fait mal la première fois ? Vais-je réussir à bander? Mon pénis est-il assez grand ? Comment savoir si elle prend du plaisir ? Comment faire les préliminaires ? ….