Fréquence des rapports sexuels

Nous les filles. Quand on est ensemble on se raconte tout.  On parle de sexe ! Ben ouais ! Tout tout sur notre sexualité.

Je sais que Sophie, la grande Sophie, fait l’amour tous les jours avec son homme. Elle nous le dit souvent : « Moi j’fais l’amour au moins 6 par semaine sinon mon Pierrot il devient fou ». Il devient fou comment ? Il montre les dents ou sort son kiki en lui courant après dans l’appart ? Ça fait limite flipper.

Pour Cynthia, je crois que c’est 2 à 3 fois par semaine. Avec son mec ; ils s’entendent super bien. Quant à Mathilde, à priori c’est moins souvent au minima 1 fois /sem. Quand même ! Ils sont en osmose total si si en osmoooooooooose. Sans oublier Valérie. La dévoreuse à croire qu’elle a toujours faim. Son chouchou est toujours prêt à tout comme un gentil toutou. Mais c’est quoi ces délires-là !!!!

Et moi dans l’histoire qu’est-ce que je peux dire ? Mon homme et moi ; on a envie 1 à 2 fois par mois !!! et oui ça nous convient ! Et puis on passe des supers bons moments même si ce n’est pas toujours le top ! Impossible à dire aux copines. Pourtant c’est la vérité. J’ai pas de problème : j’aime bien le sexe. Je n’ai jamais fait l’amour tous les jours et encore moins plusieurs fois par jour même au début. J’assume. j’en ai pas envie. Voilà !

D’ailleurs il y a t-il des règles ?

Un nombre minima pour ne pas être complètement à côté de la plaque ?
Qu’est-ce que je dois dire à mes copines ?
Avouer vraiment le nombre de fois où je m’envoie en l’air ? Je ne sais pas moi. Je n’ai pas vraiment tenu des comptes. Mais maintenant je vais peut-être me les noter dans mon agenda. Bon alors c’est quoi la fréquence idéale ?
Il faut avoir eu combien de « partie de jambes en l’air » à 50 ans pour ne pas avoir ratée sa vie ?
Je dois me magner les fesses là, car les années passent. Je suis sûre que je suis à la bourre. Et j’ai surement pas mon quota ! Puis cette Sophie qui baise tous les jours ça m’énerve !

À moins que mes cop’s ne soient toutes des mythos !!! Mais oui c’est possible, ah les vilaines vous n’allez pas me la faire. Bon bon récapitulons : Y en des qui le font souvent et d’autres moins souvent. En gros c’est ça non ? Où est le problème ? Oh, j’ai oublié de vous parler de Laurence qui vit seule. Là pour le coup elle le fait vraiment pas souvent pour ainsi dire jamais mais ça n’a pas l’air de la déranger plus que ça.

Le même appétit sexuel ?

Disons qu’on a pas toutes le même appétit sexuel.
Il est plus facile de raconter un bon moment que l’on a vécu sexuellement et de le généraliser pour se convaincre en convaincant les autres que tout va toujours bien. Vous me suivez toujours ? On va dire que Sophie a un appétit sexuel plus important que le mien ! Vous l’aviez remarqué. Mais on ne sait pas quel typede sexualité elle a ? eh ouais ! S’amuse t-elle à chaque fois ? Ou bien le fait-elle surtout pour faire plaisir à son homme ?
Et la qualité ma bonne dame ? La qualité faudrait qu’on en parle aussi. Mais bon ce n’est pas le sujet du jour. On pourrait en parler une autre fois : y a tellement à dire !

La vérité

Entre copines, même si on a l’air super libre on ne s’avoue pas vraiment tout.
Levez la main droite et Dites : la vérité toute la VERITE j’le jure ! Ben non.
Par peur du jugement. D’être différente. De s’entendre dire oh ma pauuuuuuuuuuuuuuvre chérie comme tu dois être malheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeureuse ?! Mais NON. Ca va très bien. Lâchez –moi, enfin !

Par contre, il y a une certaine réalité : moins on fait l’amour moins on aura envie de le faire. Si la fréquence reste identique : No Soucis. Si la fréquence diminue ; on peut se poser la question et réfléchir à cette nouvelle donnée. Ce n’est pas forcément un manque de désir mais comprendre et surtout être conscient(e) de cette baisse afin de ne pas la vivre comme une fatalité. En amour comme en sexualité chacun est acteur… Ce n’est pas toujours à l’autre de montrer son désir.

Une normalité en sexualité ?

En fait, il n’y a aucune normalité en sexualité sauf des interdits que la société impose et qui sont réprimés par la loi mais ce n’est pas le sujet maintenant. ( tiens ça nous fait déjà 2 autres sujets à traiter)
La sexualité est un sujet encore tabou bien que l’on en parle à tort et à travers dans les médias. On va raconter ses performances mais rarement raconter ses déboires car socialement ça le fait pas. Comme si Morgane allait dire : « j’en ai marre ça fait 10 ans que mon mec me réveille toutes les nuits et me pénètre juste pendant 5 mn et hop se rendort s’en se soucier de moi ». Elle dira plutôt « avec Fredo toutes les nuits on fait l’amour et il a tout le temps envie de moi, on est un couple super soudé ».

Certaines, peuvent avoir jusqu’à 4 relations sexuelles par jour et d’autre 1 fois tous les 3 mois ou moins. Qui est heureuse et qui ne l’est pas ? Impossible de répondre ou bien les 2 mon capitaine !
Le principal est qu’il n’y ait aucun dysfonctionnement enfin pas de frustration ! Et surtout que les 2 partenaires soient satisfaits de cette fréquence.
Ici, on parle de fréquence et c’est totalement subjectif. La fréquence de l’une n’est pas une référence pour l’autre et inversement. Nous sommes toutes différentes.
Notre société, les medias et la pub, nous imposent d’être au top en permanence et ce en assurant une certaine performance mais justement si vous voulez bien vous sentir et avoir une sexualité épanouie les notions de performance et de norme sont à BANNIR.

Des stats

On lit ici et là des chiffres, des statistiques, des pourcentages pour nous indiquer si on est dans cette normalité ou pas, mais à quoi ça sert ?
Pas à grand-chose à part nous faire culpabiliser si on n’est pas dans les cases et le plus souvent toutes ces données sont erronées.

Soyez vous-même ! Vous n’avez rien à prouver ! Assumez ce que vous êtes et si votre situation sexuelle ne vous convient pas osez en parler en 1er avec votre chéri(e). Sinon vous pouvez aussi allez consulter une sexothérapeute.

PS : le fameux « je » employé n’est pas moi et comme pour les filles citées dans l’article, sont issus de vrais témoignages. Pour des raisons professionnelles, je ne peux pas vous parler de ma vie personnelle.