Le rugbyman ou

comment je me suis fait plaquer

Imaginez se faire plaquer par un rugbyman : la force de la chute, tout le corps qui s’étale, la tête à terre, le visage dans la boue, la bouche entre ouverte, chercher à respirer, sentir ce poids au-dessus de nous de +100 kg qui nous écrase et nous empêche de faire le moindre mouvement. L’horreur ! Vous voyez bien.

Tout cela pour vous expliquer que cette expression “se faire plaquer” à tout son sens : ça fait super mal quand ça arrive.

Sauf si c’est un des 15 rugbymans de l’équipe de France. Tout de suite ça parait beaucoup moins douloureux. Fermez les yeux et imaginez la scène autrement ; un peu dénudé comme sur le calendrier les dieux du stade. Là évidement, on serait beaucoup plus tolérante sur ce plaquage …

La réalité est dure

Assez rêvassé ! Revenons à la triste réalité: Se faire plaquer ou se faire larguer, expression qui donne bien le ton. Larguer les amarres, on se représente bien dans un petit bateau seul(e), perdu(e) et là notre chéri(e) qui détache la corde qui nous relis au bord et nous abandonne à notre propre sort. Le petit bateau emporté par le courant, la côte qui s’éloigne doucement …

Seule ! Voici le nouveau mot qui résonne d’un seul coup ; je suis tout(e) seul(e).

Cathy raconte : “Je me suis fait plaquée par mon homme. Enfin, je ne sais pas trop en fait, il est parti parce que je lui ai demandé et en même temps ce n’était plus vivable. Mais il a tout fait pour ce soit moi qui prenne cette P…..de décision. A ce moment là, je n’avais pas envie de la prendre et pourtant je voyais bien qu’on ne pouvait pas rester comme ça. Je ne comprends rien, j’ai l’impression que tout s’écroule autour de moi sans pouvoir intervenir. Je ne sais plus ce que je veux ou ne veux pas. Ainsi, je  suis passée de la femme dynamique au mode poisson rouge, genre 2 pensées qui tournent en rond.

En fait, il me manque et en même temps, je ne sais pas trop ce qui me manque. Je crois que je n’aime pas être seule. Je ne vois que ses côtés positifs et là maintenant tout de suite j’suis incapable de me souvenirs de ce qui m’énervait le plus en lui. En fait,  je dois être atteinte d’Alzheimer version fulgurante.

Le manque

Nous y sommes ! Voici les 1éres sensations ressenties quand on vient de se faire plaquer. Incompréhensions totales ?

C’est fini ? Vraiment fini ? C’est ça le problème
L’autre, le vilain ou vilaine, qui ne veut plus de nous, essaye de ne pas trop nous faire mal.

MISSION IMPOSSIBLE ! Un Scud en plein face ça fait MAL !!!

Alors pour atténuer la douleur, le plaqueur (se) va nous dire gentiment qu’il/elle réfléchit, qu’il ne sait pas où il en est, qu’il a besoin de temps et surtout d’espace et que le mieux étant de séparer quelques temps et d’attendre.
ATTENDRE QUOI ????

En fait, attendre le moindre signe qui pourrait faire croire que l’histoire n’est pas finie. Chaque texto, msg sur FB ou mot prononcé sera décortiqué, analysé pour tenter de comprendre ce que l’autre pense. Et là commence les spéculations, on imagine ce que l’on a envie d’entendre. On se fait tous les scénarios du monde avec un espoir qu’ils se réalisent. Et malheureusement, ce n’est pas la réalité.
Si mon ex  m’a écrit c’est qu’il/elle pense encore à moi et que peut être …

S’il/elle me demande de garder son chat c’est un signe hein ? S’il/elle me sourit c’est que …” ect…tuhtuhtuhtuh STOP !

Petits conseils

N’essayez pas de vous mettre à sa place . Déjà, il/elle ne sait pas où il/elle en est, alors vous pouvez encore moins le savoir.

L’histoire-là maintenant tout de suite est finie F.I.N.I.E !!!

Ce qui ne veut pas dire qu’une autre histoire ne pourra pas se créer. Il faut juste accepter que ce soit fini, c’est important car ça vous permettra d’avancer et non de stagner avec votre douleur. Ne le relancez pas, il/ elle a envie d’être seul(e)et surtout n’a pas envie de rentrer dans des explications. Prenez vos distances .

Surtout, NE SUBISSEZ PAS : SOYEZ ACTIVE PENSEZ A VOUS !

SORTEZ, BOUGEZ, VOYEZ DES AMIS, CONFIEZ-VOUS.

Il est important de FAIRE DU SPORT POUR VOUS DEFOULER

Carla témoigne : “ j’ai ressenti une énorme douleur au niveau de la poitrine, comme si ma cage thoracique se compressait de l’intérieur, c’était horrible. Cette sensation a durée plusieurs jours pour ensuite se dissiper peu à peu quand j’ai accepté cette situation”

Delphine explique : “je me suis sentie perdue, le monde autour de moi s’écroulait plus rien n’avait d’importance. J’ai eu l’impression de me perdre moi-même c’est à ce moment-là que j’ai réagi. Aussi, Je ne voulais pas sombrer ça ne servait à rien. J’ai décidé de passer mon permis moto, ça faisait des années que j’y pensais sans jamais oser.Malgré tout, je l’ai fait j’ai réussi. C’est idiot mais cette victoire pour moi m’a permise d’avancer et de comprendre que je pouvais vivre autrement.”

L’ego est notre ennemi

Souvent, le plus difficile est d’imaginer la vie sans l’autre. Ce manque devient oppressant. Ces questions qui fusent pour essayer de comprendre nous handicapent pour toutes autres réflexions. Et puis il y a l’ego qui fait mal, on a été abandonnée, lâchée, larguée ! Qui ? Moi ? Mais ce n’est pas possible ! Que s’est-il passé pour en arriver à cet extrême ?

Ce n’est pas votre faute mais bien un dysfonctionnement du couple.

Il n’y a pas une réponse à ce fameux pourquoi mais une multitude de raisons qui ont découlé sur ce choix de séparation qui ne dépendent pas que de vous.

Le temps est un ami

Malgré cela , ce temps seul (e) peut être un moment de réflexion sur soi-même et comprendre qui on est vraiment, ce que l’on aime, ce que l’on souhaite dans une relation amoureuse.

Il est temps aussi de se poser les bonnes questions : Cette relation me convenait-elle vraiment ? Est-ce que j’étais heureux(se) ? Est-ce que j’étais moi-même ?

Cécile raconte « Sur le moment j’étais très triste car je ne m’y attendais pas vraiment. Puis au fil des jours je me sentais légère comme un poids qui disparaissait. Je ne peux pas dire pourquoi mais je me suis rendue compte que notre histoire ne me convenait pas. Par habitude je n’ai rien fait pour que ça change. »

Aussi, faut-il voire du positif dans toutes expériences ; vous vous êtes aimés, vous avez partagés des bons moments et ça vous l’avez vécu !

La meilleure façon d’être heureux avec quelqu’un est d’apprendre à être heureux seul. Ainsi la présence de l’autre est un choix et non une nécessité.

Une nouvelle aventure s’offre à vous : Une rencontre avec vous même !